« Entrez dans le Transsibérien », les dessous d’un webdoc

Classé dans : Europe, Home, Russie, Vidéo | 0
Vous êtes sur le quai. Il n'y a plus qu'à monter à bord du Transsibérien...
Vous êtes sur le quai. Il n’y a plus qu’à monter à bord du Transsibérien…

Longue gestation. Réalisation pas évidente et pour le moins épique. Mais le voilà. C’est notre « webdoc », ou appelez-le comme vous voudrez. Nous venons juste de le mettre en ligne, on a lancé un petit ballon dans le ciel déjà bien coloré du web. Vous pouvez le voir sur caraporters.fr mais aussi sur cette page du blogMais voici quelques détails sur l’élaboration de ce projet…

Quand Manu a dit « partons », un jour, j’ai tout de suite répondu « Transsibérien » et mon cerveau s’est mis à travailler. Replonger dans ces images qui dormaient depuis mars dernier, le temps que l’on finisse notre petite boucle autour du monde, n’a pas été chose aisée : on s’est trouvé mauvais, on a regretté tel plan ou tel angle, telle bafouille. Et puis finalement on a fait avec. Pour moi, en tant que jeune journaliste, c’est une sacrée expérience : réaliser d’un bout à l’autre un projet somme toute assez personnel, essayer de juger mon travail, essayer d’atteindre le maximum de mes capacités. Pas facile. Mais il faut se lancer. Il faut le faire. C’est bien moins simple que pour une commande de pige, ou un travail en équipe.

C’est du 100% fait main. Artisanat total. Imparfait comme nous sommes, mais fait du mieux que l’on pouvait avec un appareil photo, un ordinateur, et sans aucune connaissance de code (nous avons utilisé la plateforme Djehouti pour le montage). A bord, nous avons filmé à la volée quelques moments de vie quotidienne, mais nous avions tout de même une idée assez précise de ce que nous voulions même si à l’époque, nous ne savions pas comment nous allions monter tout ça. Travailler avec un développeur ? Un outil en ligne ? Un média ?
Le coût? 2500 euros. Grâce à une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank, on a des dizaines de co-producteurs que l’on remercie du fin fond de notre coeur. Ce petit clin d’oeil russe, c’est pour eux, c’est pour les voyageurs, les amoureux du rail, et vous. Cette campagne, en plus de nous donner les moyens de réaliser ce projet, nous a aussi donner un but, une urgence, une raison qui fait qu’il était impossible de se défiler. Je me dis parfois que si nous l’avions réalisé « juste pour nous », tout aurait été différent.

Mener ce projet à bien nous donne d’autres idées de formats web. Tout est tellement possible. Avec ces nouvelles idées viennent aussi un regret : celui de ne pas avoir cherché à apprendre codes et langages informatiques, ne serait-ce que la base. Mais il n’est peut-être pas trop tard…

Si vous avez aimé la musique, spécialement composée pour le webdocumentaire, on vous encourage à aller écouter Happy Creepy. On remercie l’artiste, et aussi tous les relecteurs qui nous ont aidé à débusquer les coquilles.

Merci à tous !

Laissez un commentaire