Allemagne : Un premier janvier à Berlin

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Il y a deux mois, nous décidions de commencer l’année à Berlin, en Allemagne, comme un symbole. Nous avons déboulé dans la capitale allemande au matin du 1er janvier, dans une ville encore endormie. Récit.

1er janvier. 5 heures. Trois heures de sommeil, après un délicieux petit réveillon entre amis, et déjà, le réveil sonne. Comme des automates, on se met en route : la grève Easyjet, qui a conduit à l’annulation de notre vol, ne nous empêchera pas de voyager : on a réussi à échanger nos billets contre un aller-retour au départ de Genève, un poil plus loin, mais c’est un moindre mal. Lorsque l’on arrive, il fait encore nuit, et c’est à travers les grandes baies vitrées de l’aéroport que l’on voit émerger le soleil et qu’on comprend que la journée sera lumineuse. Après un vol comateux, on pose le pied dans une capitale qui ronfle après la fête. Berlin dort. Si quelques voyageurs rôdent autour des automates de la station ferroviaire de l’aéroport, c’est dans une ville désertée que l’on fait nos premiers pas. La première station de métro, elle aussi, est déserte. Etrange… Mais poétique.

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Manu papillonne : nous sommes à Berlin et c’est un peu « sa » ville. Il y a dix ans, il a vécu toute une année ici, entre la fac, la WG (sa colocation), les bars de la ville et les grillades au parc. Parfois, un nom de rue, un arrêt de métro, lui donne envie de raconter une anecdote.

On se dirige vers le quartier de Mitte, où ma copine Aurélie nous prête son canapé pour quelques jours. Mais notre progression est lente : en chemin, je fais mille petites photos, chaque café, l’un après l’autre, me donne envie de m’y arrêter. Au sol, les vestiges de la folle soirée de la veille traînent encore : partout, on voit des pétards explosés, des boites de feux d’artifice, et ces fameux papiers rouges qui emballaient je ne sais quelles étincelles. Manu ne comprend pas tout de suite, je lui rappelle cette tradition du Nouvel An : en Alsace aussi, on aime bien allumer quelques pétards une fois les douze coups passés !
Ce qui est dingue, c’est que les agents de la Ville mettront à peine une journée à faire disparaître tous ces déchets. On les a vus travailler à pied d’oeuvre… Un peu plus tard, dans le métro, on a lu que cette année, les pompiers avaient reçu environ 3000 appels concernants ces feux pas toujours super prudents. J’ai été étonnée par le chiffre, et encore plus par le fait qu’en fait, c’était une super nouvelle : l’an dernier, on en a compté plus de  4000 !

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Ce premier janvier aura filé trop vite. A 16 heures, déjà, le soleil disparait. On est dans le métro aérien, Manu voudrait faire un truc qu’il trouvait sympa il y a dix ans : prendre le bus 100, un bus à étages qui passe devant plusieurs monuments de Berlin. L’idée me plaît : puisqu’on connait tous les deux la ville, nous n’avons pas besoin de faire les visites classiques (Porte de Brandebourg, mémorial, check-point Charlie, Parlement… ) mais un tour en bus, c’est plutôt marrant. On arrive à la gare du parc Zoologique, et là, stupeur : une masse de gens attend le fameux bus. Sans doute que Lonely Planet ou un autre guide donne l’info dans ses pages. Manu est un peu désolé, mais c’est pas grave : on va jeter un oeil à l’incroyable Potsdamer Platz, d’où on prend un autre bus, un peu au hasard, qui nous emmène tout droit découvrir la grande gare de Berlin, de nuit… Et on n’est pas déçus du voyage.

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On commence alors à réaliser qu’on a quand même un peu froid et quand même un peu sommeil : le 31 décembre et le 1er janvier semblent n’avoir formé qu’une seule et même journée.

Durant le mois de janvier, je vous parlerai encore de Berlin. Je vous raconterai comment j’ai loupé en beauté mon premier film de petits Polaroïd des temps modernes, je ne résisterai pas à l’envie de vous montrer où l’on a bu un très bon heisse Schokolade, un heisse Zitrone ou encore… une « Bananenweizen ». Gros suspense.

 

 

5 réponses

  1. Chrissand
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    Ah ouais vous êtes vaillants pour mettre le réveil le 1er janvier et vous lever à 5H!! Bravo ;)

    J’ai hâte de lire la suite de ton récit sur Berlin, j’ai envie d’y aller mais ça sera avec une personne parlant couramment Allemand :)

    • Sarah Lachhab
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      Merci beaucoup Chris ! Ah oui c’est cool d’être avec des gens qui parlent allemand… Manu s’en est donné à coeur joie (moi j’arrive a enchainer quelques mots mais sans réfléchir aux déclinaisons huhu)

  2. […] Premiers jours de l’année, froid sec, restes de neige et de pétards rouges sur les trottoir. « Frohes Neues », dit-on pour faire court. « Tschüssie », entend-on : on peut donc trouver un mot encore plus mignon que « Tschüss » pour dire au revoir. Pour Manu tout comme pour moi, ces quatre jours à Berlin sont un retour en terre déjà un peu connue, où nous nous attachons à revoir des gens croisés ailleurs dans l’espace ou dans le temps.  […]

  3. […] arrêt, au lendemain du jour de l’An : c’est la fin de la matinée et l’ancien colocataire de Manu nous mène au Weinblatt […]

  4. freeburger
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    Super idée, de voyager un premier janvier :)

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