Le Baxter, un petit nid à Edimbourg

La cuisine qui donne trop envie de popoter
La cuisine qui donne trop envie de popoter

 

Hi folks, here is the english version of this article ! Thanks ! 

Je ne sais pas ce que vous pensez des « hostels », ces auberges de jeunesse toutes différentes, pas toujours merveilleuses, mais souvent, nids à rencontres. La vie en dortoirs. Les surprises dans les douches. La vie en collectif, avec ses bons et mauvais côtés… Personnellement, j’ai beaucoup aimé cela lors de notre tour du monde et c’est à nouveau un bon choix pour visiter le Royaume-Uni en train. En préparant ma visite d’Edimbourg, je suis tombée sur le site du Baxter Hostel. Dans le nom, déjà, quelque chose me plaisait. J’ai contacté Mike, le propriétaire, et ce dernier m’a invité à découvrir cet hostel au genre un peu nouveau.« Style industriel vintage », dit-il, et on le ressent dès la porte de l’auberge. Un savant mélange de bois brut, de métal, de carreaux au style ancien donne un cachet immédiat à ce lieu installé dans un immeuble au style géorgien. Ouvert en août dernier, l’hostel peut accueillir une quarantaine de personnes, dans des dortoirs de taille différentes (6 à 12 lits, avec un dortoir réservé aux femmes). Il se situe dans une petite rue parallèle à Princes Street, à moins de 100 mètres de la gare Waverley.

Des trésors dans les murs 

Mike a conçu et fabriqué ce lieu lui-même, laissant courir son imagination et en s’inspirant de l’histoire du lieu. « En détruisant des murs, nous avons par exemple retrouvé des photos anciennes, apparemment un club de gentlemen était installé ici ». Parmi ses trouvailles, il y a aussi une vieille flasque de whisky avec son bouchon de liège et un pot de vaseline. « Sans doute quelqu’un qui les a oubliés ici… » imagine-t-il en observant les objets qui attendaient là depuis des dizaines d’années et qui font maintenant partie de la décoration du lieu… « et dans la cave, je viens de trouver un coffre que je n’ai pas encore réussi à ouvrir! » Le mystère perdure…

tresor baxter
Côté décoration, Mike a réellement tenu a rester dans cette veine-là, avec de beaux carrelages anciens à la française, les meubles métallisés, solides, les teintes bleu et vert un peu « usine ». Tout a été pensé dans le détail, beaucoup de meubles sont personnalisés du logo de l’hostel et on sent qu’il y a beaucoup de travail à la main, pour un résultat unique.

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Un petit coin pour chacun 

À première vue, ce qui est appréciable, c’est que ce lieu est vraiment pensé pour être un hostel. Dans le dortoir, chaque lit est indépendant (donc celui qui dort en haut ne secoue pas les autres) et a sa propre lumière de lecture, sa propre prise et un petit espace de rangement. Chacun a également un casier spacieux pour le sac à dos. En comparaison aux dizaines de dortoirs où j’ai déjà dormi, les matelas sont confortables et en bon état. Après une journée de marche en ville, c’est avec bonheur qu’on s’y love pour une petite sieste ou une bonne nuit de sommeil.
Côté sanitaires, quatre douches et des toilettes sont accessibles aux visiteurs. Tout est très propre et en excellent état, mais pas la peine de donner trop de détails parce que Mike était sur le point de changer les douches, qui ne lui convenaient plus. Les sanitaires aussi sont décorés comme toute l’auberge, alliant tons verts, acier, et un carrelage luisant.

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Un espace de vie où tout le monde papote

Trouver un hostel propre et calme, déjà, c’est un bon point. Mais pour qu’un hostel soit un vrai bon hostel, il faut qu’il soit un lieu de rencontre. Et ça, c’est très important, pour Mike, pour le staff, et pour les hôtes. Pour moi, ça a marché instantanément à  The Baxter. J’ai très vite sympathisé avec un voyageur australien de mon dortoir, j’ai rencontré Laura dans la salle de bain et j’ai passé toute la semaine avec elle, et autour de l’ilôt central, j’ai découvert toutes sortes d’autres voyageurs. Un Chilien passionné de trails. Deux frères français, Alexis et Mathieu, qui cherchaient un logement pour vivre à Edimbourg. Deux étudiantes américaines qui visitent l’Europe. « Ce qui est intéressant, c’est qu’on a souvent des gens qui ne viennent pas dans un hostel parce que c’est moins cher, mais parce qu’ils savent qu’il y a une ambiance particulière. Si tu passes beaucoup de temps dans les hôtels, à un moment, tu en as marre, tu as envie de rencontrer des gens », explique Mike.
Et pour réussir ça, il faut un espace commun digne de ce nom. Mike a imaginé une cuisine familiale, avec une grande cuisinière, de belles lumières et un ilôt central. Un majestueux miroir fait office de tableau d’affichage et tout autour, de jolies tables carrelées permettent aux hôtes de travailler, boire un café, discuter. Le plus : une sorte de matelas de deux mètres carrés où l’on peut jouer au chat en regardant ce qui se passe dans la rue. Et quand quelqu’un est d’humeur à jouer de la musique, on enlève le matelas et cet espace devient une vraie petite scène. Trop malin !

Une dernière surprise se révèle le matin : vous avez encore les yeux embués et les cheveux emmêlés mais un membre du staff vous sourit et vous propose… de vous cuire des oeufs brouillés et des toasts. Comment résister ?

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Chez soi, ailleurs 

Après deux premières nuits parfaites dans cet hostel, Laura et moi sommes parties pour un petit tour dans le nord du pays. Et le dernier jour, il s’est passé un truc plutôt marrant : on prenait le train en fin de journée à Inverness et on arrivait à Edimbourg assez tard… Et du coup, on se réjouissait vraiment trop de rentrer au Baxter, grignoter dans le salon tranquillement et papoter avec les autres. Retrouver ceux du début de semaine, rencontrer les nouveaux. On avait la réelle impression de rentrer chez soi, et mine de rien, ce n’est pas automatique quand on dort dans un dortoir.
Cette sensation de « rentrer à la maison » est toujours agréable quand l’on est en voyage, d’autant plus quand on est parti pour longtemps. Alors, bravo à Mike et à son équipe, le défi est relevé !

L’adresse : The Baxter Hostel, 5 W Register St, Edimbourg (en face de la gare Waverley, derrière l’Apple Store)
La page Facebook 
Les  tarifs : entre 19 et 22 livres, soit 24 à 28 euros selon le nombre de lits dans le dortoir.

 

4 réponses

  1. Luciole
    | Répondre

    Ça me donne envie de retourner à Edinburgh, juste pour tester ce nid qui a l’air trooooop bien ! J’avais dormi dans une auberge super sympa aussi, mais plus dans l’ambiance que dans l’aménagement. Là ça a l’air trop trop douillet ! :)

  2. Liilly
    | Répondre

    Punaise, si j’avais su, je serais allée là-bas. Ca a l’air trop chouette ! On va p’t-être y retourner tiens, du coup … !

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      Ce n’était peut-être pas encore ouvert lors de ta première visite :) Bon dimanche les cocos !

  3. […] bondée. Et j’ai bien aimé ce que m’a dit l’une des filles qui travaille à The Baxter Hostel : durant le Fringe, l’énorme festival artistique du mois d’août, elle n’avait […]

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