De Sucre à Potosi, une semaine forte en traditions…

Posté dans : Amérique du Sud, Bolivie | 2

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Début septembre. La France retrouve un rythme scolaire et notre magique délégation alsacienne a repris la route de l’hémisphère nord après deux semaines bien remplies.

Dans cet article, on voulait vous parler de notre semaine à forte concentration patrimoniale et culturelle, de Sucre à Potosi, en Bolivie. On a fait les intellos et on tenait à vous le dire !

Sucre, d’un clocher à l’autre
Après quelques jours sauvages au sud du pays, on sent rapidement la différence en arrivant à Sucre. Il fait meilleur, presque chaud. Dans le centre-ville et dans la proche banlieue, on devine des villas, des maisons cossues. Autour de la Plaza de Armas, on ne compte plus les boutiques chics…

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Facile à visiter du fait de son plan géométrique, Sucre est une ville faite pour les marcheurs, même si ça monte un peu ici ou là. Nous marchons d’un clocher à l’autre… Un matin, nous nous lançons dans la visite de la Recoleta, le couvent franciscain qui domine la ville. À l’entrée, nous croisons un moine en habit et je suis impressionnée : je n’ai pas l’habitude de voir des membres du clergé régulier… Surprise, celui-là est sympathique et en plus, c’est notre guide. Quand je lui demande son nom, il répond : « Ariel, comme la lessive » en rigolant. Tranquille.

Le monastère est magnifique. Les patios luxuriants se succèdent. Orangeraies. Au fond, un cèdre millénaire… Mais seuls cinq frères vivent encore ici.
Le musée du monastère est bien fourni, même si on s’apitoie devant les toiles très abîmées par le temps et le manque d’entretien. Même pour les mécréants que nous sommes, la visite est passionnante. Il y a beaucoup de Christs sanguinolents et souffrants, ce qui change des représentations européennes. Pareil : un tableau représente la circoncision de Jésus. On n’avait jamais vu ça par chez nous. Pour bien terminer la visite, on vous conseille la petite terrasse en contrebas de la place qui fait face au monastère. Magnifique vue sur la ville…

Potosi, culture et patrimoine à fond…
En arrivent à Potosi, on continue notre collection de cloîtres. Avec le couvent carmélite Sainte Thérèse. Également très charmant, il est cependant moins « luxuriant » que la Recoleta : pour toute végétation, un vieux pommier et une tripotée de cactus ! On a particulièrement apprécié la cuisine du XVIl, impeccablement conservée.

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À l’époque, les filles de la riche bourgeoisie espagnole étaient envoyées ici à 15 ans. Plus précisément, la seconde fille de la famille… Aujourd’hui, seules quelques nonnes vivent encore ici selon la règle de Sainte Thérèse mais les conditions d’entrée et le quotidien se sont bien évidemment assouplis…

L’autre grande visite à ne pas manquer à Potosi, c’est la maison de la monnaie. L’histoire de cette ville est étroitement liée à celle de l’exploitation des mines d’argent. Tout est symbolique ici. À commencer par la montagne qui domine la ville, percée de galeries. Elle est à la fois la terre sacrée des « indigènes », la Pachamama, et la source de la richesse des colons espagnols. D’où la présence de la Moneda, où furent frappées toutes les monnaies boliviennes jusqu’en 1950. Et si l’argent de Potosi a coulé jusqu’en Europe, aujourd’hui, les pièces boliviennes sont faites au Chili et les billets… sont imprimés en France.

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Los Chutillos, la fièvre et la couleur
C’est sûr, cet événement aurait mérité une note de blog à lui tout seul. Mais vu les contraintes techniques, en voici un petit aperçu avant une jolie galerie quand on aura un vrai écran devant nous.
Los Chutillos. On avait revu de fond en comble notre planning pour pouvoir assister à ce grand festival populaire, où se réunissent danseurs et musiciens de tout le pays – et même d’ailleurs. Réellement, on n’a pas été déçus. Pendant deux jours, la ville est traversée par un cordon de danseurs colorés et des fanfares pétantes. Même de nuit. Des vieux, des jeunes. Des costumes traditionnels, des innovations design et rigolotes. Tout. Il y a de tout. Ce ne sont pas des professionnels, juste des amis, des voisins, des collègues, des camarades d’école, qui se sont préparés toute l’année pour danser ensemble. Et le dimanche, jour du piéton dans tout le pays (pas de voitures jusqu’à 19 heures, un vrai plaisir ) on entend encore des fanfares parader dans les quartiers même si la fête est déjà finie…

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Demain, on prend la route vers le Pérou. On espère se perdre un peu dans la jungle en attendant notre délégation parisienne qui arrive à Lima dans dix jours… Là, on aura de nouveau un ordinateur digne de ce nom pour écrire. Au passage, merci à tous pour vos touchants encouragements. Le blog reprendra bientôt sa vitesse de croisière et en attendant, on vous souhaite un très bel automne..

2 réponses

  1. Isa tout simplement ...
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    J’ai adoré Sucre lors de notre 1er séjour en Bolivie et ait beaucoup regretté de ne pouvoir y retourner l’année derniere … Quand à Potosi , la ville est très différente mais tout aussi interessante !

  2. Sarah
    | Répondre

    C’est la première fois que j’entends parler de Sucre, merci à vous de me l’avoir fait connaître :) L’article est intéressant et les photos trop jolies.

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