Écosse : coup de foudre à Saint-Andrews

Posté dans : Ecosse, Europe, Home, Royaume-Uni | 3

photo 3

Après avoir visité Edimbourg, je n’avais pas vraiment de plan, sinon de faire un petit tour en Ecosse. Quelques mois avant, un Ecossais rencontré dans un train dans le sud de la France avait inscrit un nom dans mon carnet : Saint-Andrews, près de Dundee. Alors, en route !

De la pluie d’Edimbourg… au ciel clair de Dundee

Mardi matin, je me réveille avec le bruit des gouttes de pluie sur le carreau. Pas de bol, Laura et moi avions prévu de partir à l’ascension d’Arthur’s Seat, la colline qui domine Edimbourg. Après un bref état des lieux, on décide de partir dès le matin pour Dundee, à une petite heure d’Edimbourg, vers le Nord. C’est une petite ville sympathique, pas bien compliquée à comprendre. On trouve un petit dortoir sympa à l’auberge Dundee Backpackers, très chouette, et labyrinthique : le bâtiment est très grand et il y a une infinité d’espaces communs, c’est plutôt sympa.

On n’aura pas  trouvé grand chose à faire à Dundee à part déambuler dans le centre-ville, où l’on peut trouver plein de petites sculptures en métal plutôt marrantes. La ville semble bien dotée en pubs par trop chers (on a mangé le soir pour 4 pounds chacune). Si vous êtes un amoureux des aventures marines, on peut oberver gratuitement (et visitant en payant un peu cher) le navire RSS Discovery, qui a exploré l’Antartique en 1901. Ceci explique les petites sculptures de pingouins dans le quartier de la gare et du musée.

P1020961

Après un petit casse-croûte arrosé de cidre (on a dû  montrer nos passeports pour l’avoir, parce que oui, peut-être qu’on avait seize ans), on se laisse tenter par la serveuse qui nous convainc d’aller à Saint-Andrews dès cette après-midi. Merci à elle, c’était une merveilleuse idée. On attrappe le bus 99, on paye 8 pounds pour l’aller-retour (compter une bonne demi-heure de route pour l’aller simple) et zou, c’est parti pour un petit tour dans la campagne.

photo 1
Les deux pauvres cidres pour lesquels on a dû décliner notre identité un mardi matin dans un petit café…

Sous les cieux roses de Saint-Andrews

On arrive à Saint-Andrews en ne sachant absolument rien du bled, sinon qu’on y joue au golf. Pas trop notre truc. Cela dit, il paraît que l’un des parcours est tellement ancien et tellement célèbre qu’il faut réserver trois ans à l’avance pour y jouer. On marche au hasard, et rapidement, on se retrouve dans le centre ancien, où de vieilles maisons tranquilles et des petits cafés se succèdent aux églises discrètes. On s’arrête prendre un chocolat chaud dans un coffee shop envahi d’étudiants (il y a une grande université dans cette petite ville) parce qu’on commence à avoir froid aux doigts et puis nous marchons jusqu’au front de mer.

photo 2
Jolies maisonnettes de Saint-Andrews…

Et là, moment parfait. Le soleil a percé les nuages pour ses derniers moments de présence aujourd’hui. Tout, autour de nous, se teint d’orange et de rose, c’est à tomber par terre. L’un de ces moments inattendus, qu’on aurait pu, qu’on aurait dû, louper. Derrière nous, un terrain de golf. Devant, la mer du Nord. Je me demande si ce n’est pas la première fois que je la vois. On fait quelques pas dans le sable, on ronronne de plaisir. C’est sans doute l’une de nos plus belles visions de l’Ecosse : les reflets roses dans le ciel et la mer, la silhouette de la ville, tout simplement.
On sert très fort notre chocolat chaud, corsé, sucré, épais. C’est fort, tout est fort.

photo 2

Une ruine romantique, une cathédrale vacillante

Après cet instant figé, on remonte dans le village et on continue notre chemin. On tombe alors sur la ruine du chateau de Saint-Andrews. Vous m’excuserez, j’avais baissé au maximum la qualité de mes photos et la nuit nous enveloppait déjà. Face à la mer, ce chateau avait été bâti pour être une résidence épiscopale et puis finalement, avait été pris, puis repris, puis re-repris, et comme pour bon nombre de chateaux écossais, il a été détruit pour que plus personne ne puisse jamais le prendre. Radical, non ?

photo 4
Petit problème d’autofocus, mais la ruine n’en est que plus lugubre…

Un peu plus loin, les ruines de la cathédrale de Saint-Andrews vaut le détour. On est arrivés un peu tard, il n’était plus possible de visiter de près, mais même à travers la grille, le charme opère. Cette cathédrale date du XIIe a été, à un moment, la plus grande construction d’Ecosse, avec ses pointes à 100 mètres. Détruite après la Réforme, il n’en reste que quelques murs… Impressionnant. Elle est aujourd’hui entourée de son cimetière et d’une très haute tour, la tour de St Rule. Bref, c’est presque un peu lugubre, mais vraiment magnifique.

Franchement, en planifiant un peu plus, on dormait à Saint-Andrews plutôt qu’à Dundee. Mais bon, nous n’aurions pas rencontré Russell… (Mais ça, je vous le raconte la prochaine fois !)

P1020955

 

3 réponses

  1. La Luciole
    | Répondre

    Oh ouiiiii c’était tellement chouette Saint-Andrews ! Pour nous non plus, cette escale n’était pas planifiée et elle a été riche de bonnes surprises. On a pu marcher dans les ruines de la cathédrale et loger dans une auberge de jeunesse un peu fofolle dans l’organisation, un peu cracra mais pas chère du tout alors que tout dans cette ville sent le fric, il faut quand même l’avouer ^^ Mais c’était un chouette moment. :) Et en hiver ça a l’air très beau aussi !

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      Tu m’étonnes !
      Passer seulement une fin d’après-midi ce n’était pas assez, tout était fermé. J’aurais bien aimé dormir là bas pour en profiter aussi un peu le matin, mais bon, c’était déjà bien comme ça =) Mais en effet, je me suis sentie un peu oppressée par toutes les boutiques de fringues de golf ! Il y a deux mondes qui se côtoient…

  2. […] c’est une sacrée traversée en train. Après notre visite d’Edimbourg et notre coup de foudre à Saint-Andrews, on part donc pour 2h30 de trajet, ce qui n’est pas long, au fond. On a un changement à […]

Répondre