A Edimbourg, entre passé et présent

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On continue la balade ferroviaire vers Edimbourg, en Ecosse. En quittant York, au Nord de l’Angleterre, je sentais que je serais bien restée un jour ou deux sous le délicieux soleil d’hiver, nichée dans les murs de la ville. Mais partout, on m’avait dit : « Edimbourg ? Tu vas adorer ». Le genre de phrase qui te fait douter mais qui t’encourage à tout de même monter dans ce train qui longe la magnifique côte jusqu’à passer en Ecosse. Voilà le résumé de cette première rencontre avec Edimbourg, une élégante dame. Dans ce texte, j’ai mixé plusieurs jours de visite, sinon, c’est pas très facile à comprendre. D’ores et déjà, je sais que j’ai envie de retourner à Edimbourg, m’y perdre un peu plus, dépasser les quartiers les plus célèbres pour voir d’autres facettes de la ville. 

Edimbourg – Edinburgh – prononcez « Edimbraaah » en présence d’Ecossais. J’arrive dans la ville aux alentours de 17h30, il fait déjà sombre. La gare de Waverley est jolie, tout en verre, aérée, spacieuse. On y lit des citations de bouquins un peu partout, je comprends vite qu’elle tient son nom du roman éponyme de Walter Scott, et que c’est la seule gare au monde à porter le nom d’un roman. Ca me plait déjà. Arrivée au sommet de plusieurs volées d’escalators, je suis accueillie par une pluie cinglante et des bourrasques de vent. Voilà le temps anglo-saxon que j’attendais au tournant. Je me retourne et là, je suis estomaquée par la masse noire et pailletée de la ville qui se dresse face à moi. J’arrive au Baxter Hostel, dont je vous parlerai dans un prochain article tellement ce lieu est chouette, et entre un coup de brosse à dents et de sèche-cheveux, je rencontre Laura, une voyageuse américaine, et nous décidons de visiter la ville toutes les deux le lendemain. On tombe tout de suite d’accord : on a un peu envie de se perdre, pas forcément de payer une fortune pour visiter le château de la ville, et on veut goûter des choses. C’est parti !

Visite labyrinthique dans la « vieille ville »

« Et si on trouvait le café où J. K. Rowling a écrit Harry Potter? », lance Laura. J’acquiesce, curieuse, parce que je découvre que la romancière vit ici et parceque j’ai déjà envie d’un bon chocolat chaud. On part de Princes Street et ses jardins, la grande artère de la ville où se trouve notre auberge et qui délimite « Old Town » dominée par le château, et « New Town », les quartiers datant du 18e siècle. On traverse le grand pont qui enjambe la gare de Waverley : c’est marrant, je m’attendais à voir une rivière, mais j’ai une gare en verre et des jardins face à moi.

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La gare de Waverley, et New Town au fond… J’adore cette vue, les toits, le pont…

Le  fameux café, The Elephant House, est facile à trouver, très sympathique avec ses grandes tables en bois et sa vue sur le cimetière. J’avoue que je craignais un peu un truc super merchandising, mais c’est avant tout un café décoré d’éléphants, et juste un petit mur (et les toilettes) présentent quelques articles sur J. K. Rowling. Il y fait bien chaud, le chocolat est très bon et c’est un parfait départ pour une journée de visites et papotages. Intriguées par le cimetière, on décide ensuite d’aller jeter un oeil au Greyfriars Kirkyard, dont l’accès est gratuit. Le lieu est très beau, très paisible et offre un magnifique panorama sur la ville.

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Par la fenêtre de The Elephant House…

Bon, on est obligés de vous raconter l’histoire de Bobby, que l’on a découvert par hasard mais qui en fait semble être une vraie institution pour les Ecossais. Bobby, c’est un petit chien sympathique qui vivait à Edimbourg au 19e siècle avec son maître, John Gray. Un jour, celui-ci vint à mourir et fut enterré au Greyfriars Kirkyard. Depuis le jour de son enterrement, le chien serait resté allongé sur sa tombe, tous les jours, pendant 14 ans. Plutôt pas mal. Dans le cimetière, on rencontre un vieux monsieur qui est bénévole à l’église. Il nous raconte si bien cette histoire que j’ai l’impression qu’il la vécue. Soit c’est un fantôme, soit il l’a tellement répétée qu’il s’est convaincu que lui aussi est venu voir Bobby assis sur la tombe de son maître. En tout cas, c’était rigolo.

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Dans les allées du Greyfriars Kirkyard

A force d’aller et venir, on tombe sur la grande artère de la vieille ville, the Royal Miles, qui part du fameux château (donc je ne vous dirai rien puisque ne l’ai pas visité, mais oui, il est très beau, hein) et qui descend la côte jusqu’au parlement et à la Queens Gallery. Très touristique mais très jolie et bordée de pubs et petits cafés sympa, cette rue descendante est très agréable à arpenter. Nous y étions le 31 octobre au soir, où un petit défilé tout feu tout flamme a eu lieu.

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Un rayon de soleil sur le Royal Mile

A la découverte de « New Town » 

« Pour moi, l’Empire State Building est vieux. Mais il date de 1930″, rigole mon acolyte américaine, qui trouve ça fun de visiter une ville « nouvelle » qui date du 18e. Il est très simple de s’orienter dans ce quartier puisque les rues y sont larges et rectilignes. C’est incroyable comme cette partie de la ville, qui commence avec Princes Street, fait face à la vieille ville, plus en hauteur. On y découvre de belles demeures à l’architecture géorgienne, élégantes, parfois déjà décorées pour Noël. Je n’ai pas en mémoire de monument particulier à y admirer, mais les perspectives sont très jolies et à chaque croisement, ou presque, on trouve une sculpture verdâtre d’un ou d’une Ecossais(e) célèbre. En poussant un peu plus loin, on arrive dans d’anciens villages qui ont été rattachés à la ville durant son expansion. Beaucoup d’églises, de places, de jardins. On termine le tour en revenant à la jonction vieille/nouvelle ville où l’on s’offre un terrasse, avec une magnifique vue sur le château, un 31 octobre. Tranquille !

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Douceur automnale, vue sur le château d’Edimbourg

Prendre de la hauteur à Arthur’s Seat 

Retour au bas de the Royal Mile, où nous retrouvons Tao et Camille, deux amoureux lillois qui ont décidé de venir vivre à Edimbourg cette année. J’ai été en contact avec eux grâce au blog, et ça a été un vrai plaisir de découvrir leur nouvelle ville avec eux. Merci à vous !
Le programme est simple : nous allons « grimper » à Arthur’s Seat, le point de passage obligatoire pour tout visiteur qui souhaiterait avoir une vue d’ensemble de la ville où il met les pieds. C’est incroyable d’avoir un tel espace si proche du centre-ville (mais pour les Grenoblois, sachez que c’est un peu comme la Bastille : c’est accessible facilement et du coup on y emmène tous nos touristes :p ). Il y a différents chemins pour effectuer l’ascension, mais en suivant les conseils de Tao, nous franchissons tout droit pour découvrir d’un trait tout le panorama de la ville.

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Magnifique vue depuis Arthur’s Seat

C’est beau.

Et soudain, le vent arrive. On trébuche un peu, on tient nos écharpes. Mais face à nous s’étale la ville, c’est grandiose et magnifique. Encore une fois, le soleil nous accompagne, on le devine derrière un nuage. On repère bien la colline où s’est juché le château d’Edimbourg, la vieille ville, la nouvelle, et tous les autres quartiers qui composent cette métropole de 450 000 habitants.

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Ca souuuuufle !

Je réalise aussi qu’il y a tellement à voir, encore. Ce jardin élevé décoré de colonnes romaines, les vieilles demeures, les anciens villages, et la côte, aussi. Tao et Camille nous racontent qu’un jour, ils ont fait tout le tour à pied. Ca donne envie. Au sommet de la ville, je me sens bien. Nous rencontrons un moine thaïlandais qui nous demande de le prendre en photo. Alors que je pense qu’il va réajuster sa belle écharpe rouge, il la déplie et la brandit tel une voile, et il éclate de rire. Quel moment…

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Le moine volant (photo Laura : instagram.com/ontheroadwithpancho )

Et puis, il faut finir par redescendre. Commencer à boire les premiers des derniers verres, car dans la nuit de ce 31 octobre, il faudra partir. Autour de nous, toute la journée, des gens de tous âges se promènent déguisés. C’est Halloween, on rigole, il n’y a pas de pression, qu’importe si demain il faudra prendre l’avion. Ce soir, on est au sommet d’Edimbourg, le vent souffle, les moines font des blagues, tout va bien.

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L’automne sur Edimbourg

 

Hop, une galerie photo pour compléter tout cela :

12 réponses

  1. Edimbourg, c’est mon premier séjour à l’étranger hors voyage organisé par l’école/fac. J’ai toujours cette jolie nostalgie qui s’installe quand j’y repense, c’est une ville un peu magique !
    Tu parles de goûter des choses, alors qu’y as-tu mangé de spécial ? Le haggis ? Une barre de mars frite ? (je suppose que non sinon tu aurais été obligé de le mentionner dans cet article ahah)

    • Sarah Lachhab
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      Hello Julie !
      C’est vrai t’as raison j’ai parlé de choses à goûter… Eh bien évidemment le haggis, que j’ai bien aimé même si tout le monde s’attache à en faire une description horrible. C’est un plat goûteux et réconfortant :)
      Sinon j’ai gouté de la soupe de lentille et tomates à plusieurs endroits, mais je t’avoue que j’ai eu du mal à trouver des trucs neufs à gouter… La deep fried Mars bar, j’ai dit joker, ça a vraiment l’air trop dégueu ! Tu avais essayé, toi ?

      • Oui et c’était immonde effectivement ! gras, sucré, gluant… mais bon c’est ce qui m’a le plus marqué du coup !
        Et le haggis, le mien était pas terrible mais je retenterais dans un vrai bon restaurant :)

        • Tao
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          Oui dégueu, mais j’ai bien envie de tenter en hiver quand il fait bien froid. Il doit y avoir un côté réconfortant. Je perd pas espoir dessus.
          Ah et faut boire de l’IRN BRU, la seconde boisson nationale Ecossaise, un soda lui aussi très sucré qui surpasse en vente le grand Coca Cola.

  2. Claire
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    Faut qu’on y retourne à Edimbourg… J’adore le moine !!

  3. Tao
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    Hey ! Content d’avoir pu te rencontre IRL, zetes bienvenus quand vous voulez !
    Toujours ravi de pouvoir faire écouter mon superbe accent écossais :D

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      Merci Tao ! Écoute comme il me reste quelques faux billets écossais et de la monnaie, je me verrais bien revenir en début d’année prochaine ! Bon courage à vous, je vous embrasse !

  4. natieak
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    C’est une pays que j’aimerai beaucoup visiter. En encore plus en voyant ton article ^_^

  5. […] – Inverness, c’est une sacrée traversée en train. Après notre visite d’Edimbourg et notre coup de foudre à Saint-Andrews, on part donc pour 2h30 de trajet, ce qui n’est pas […]

  6. […] Feather Kem est blasé. « C’est à cause des gens du sud, les bourgeois, à Edimbourg… » Il enchaîne ensuite sur les grandes injustices du monde, le lait en poudre Nestlé, […]

  7. […] que j’aurais pu lire dans un guide, mais que j’ai découvert par hasard lors de ma première visite à Edimbourg : celle de Bobby, le petit chien dont vous croiserez le profil dans plusieurs boutiques, en ville. […]

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