Italie : un week-end à Turin sur un coup de tête

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turinblog-40C’était un vendredi soir, aux alentours de 22h30. Un rapide coup d’oeil sur site de covoiturage, un ou deux coups de clics, et nous voilà embarqués vers Turin, à 2h30 de route de Grenoble. Les Grenoblois qui nous prennent à leur bord nous prêtent un petit guide où nous jetons un oeil, mais seulement un petit : on y va à l’instinct. Mon seul objectif : un chocolat chaud et une glace. Ce qui laisse de la place pour pas mal de surprises… On ne vous parlera pas de visites immanquables parce que nous n’en avons pas faites, mais par contre, on a bien marché ! 

Bouger dans Turin : une carte de transport, de la 3G, de bonnes chaussures

Commençons par le pratique : en furetant avant de partir, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que le réseau de transport en commun de Turin était très dense et qu’il était possible d’avoir une carte 48h pour la modique somme de 7,50 €. Le truc parfait pour un week-end. Bien souvent, on ne trouve que des cartes « journées » pas très avantageuses quand on arrive à la mi-journée. Là, c’était parfait ! Heureusement que nous avions eu vent de l’existence de cette carte un peu avant. Pour acheter un billet, il faut s’adresser aux petits bureaux de tabac, en général il n’y a pas de distributeurs automatiques aux arrêts.

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turinblog-25Autre détail très pratique (je sais que vous allez me traiter d’ado sur-connectée, mais vraiment, c’était utile) : mon opérateur téléphonique permet un truc sympa, dans plusieurs pays d’Europe, je peux utiliser mon forfait comme en France, sans surplus (appels, SMS et 3G) et je dois dire que ça m’a déjà pas mal servi en Allemagne et au Royaume-Uni. Du coup, nous nous en servions pour savoir quelles lignes de bus prendre pour rejoindre tel ou tel quartier : des applis telles que Google Maps prennent en compte les réseaux de transport en commun, ce qui est bien pratique à Turin puisqu’il n’y a pas de carte du réseau à chaque arrêt. Sinon, la meilleure option pour visiter Turin reste la marche, puisque la ville est très plate : à la louche, on met une demi-heure à aller d’un côté du centre ville, rectangulaire, à l’autre.

 

Turin, un carrefour d’histoire et d’influences

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turinblog-20Avec ses 900 000 habitants, Turin est tout de même une grosse ville dont l’organisation diffère de nos centres anciens à la française, moyenâgeux et circulaires. Là, tout est perpendiculaire. Le centre ancien est un grand rectangle ceint par trois grands boulevard ainsi que le Pô. Sa situation centrale, au pied des Alpes, lui vaut une histoire très mouvementée, entre les annexions savoyardes, l’occupation française et j’en passe. C’est pourtant Turin qui sera la première capitale du royaume d’Italie, enfin pendant un court instant, entre 1861 et 1865. Vous verrez que beaucoup de rues et de bâtiments font référence à Victor Emmanuel II, natif de Turin et unificateur de l’Italie. L’autre grande influence de la ville, c’est forcément son histoire industrielle. C’est le berceau de Fiat, ça se sent tout de suite puisqu’on voit beaucoup de modèles de ce constructeur dans les rues. Toute cette histoire, elle peut s’approfondir au Palazzo Madama, au Palazzo Reale, ainsi qu’au musée national du Cinéma, à qui l’on ne peut échapper au centre-ville. Honnêtement, nous avons fait l’impasse sur les musées tellement les longues files d’attente étaient décourageantes. La prochaine fois !

En réalité, j’avais déjà visité rapidement Turin en 2009. Un peu par hasard, et sous l’angle des cités universitaires et des sorties entre amis… J’ai gardé assez peu de souvenirs de ce séjour (loin de moi l’idée, alors, de raconter des voyages sur un blog… Si seulement j’avais eu du nez à l’époque… ) si ce n’est que j’ai vu par hasard le joueur de foot David Trezeguet. En tout cas, j’avais gardé en mémoire les délicieux chocolats que l’on peut boire en Italie. C’était une première, ça m’a marquée et j’en ai bien profité ! Voici quelques photos retrouvées dans un coin…

Un chocolat à la conquête du mondeIMG_5211Donner à Turin des airs de Londres

Prendre un peu de hauteur

Itinéraire forcément classique, mais Ô combien plaisant, je vous propose de prendre vos petits pieds, de traverser le Pô et de gravir la colline qui vous sépare de la Monte dei Cappuccini, verdoyante et fraîche comme on aime. De là haut, on admire un panorama de dingue sur la ville, pile en face des Alpes. Plusieurs fois, dans la ville, j’avoue avoir tenté des parallèle entre Turin et Grenoble mais il faut dire que de là-haut, ça se prêtait parfaitement bien. Sur place, on peut visiter le musée de la Montagne, mais on lui a préféré le monastère, dont je n’ai pas noté le nom, qui se trouve également au sommet de la colline. On peut admirer la petite chapelle ainsi que le cloître, c’est adorable. En redescendant, nous avons pris un chemin différent qui nous a mené dans un quartier un peu chic, d’où la vue sur le centre était également très intéressante. On est redescendus petit à petit vers la célèbre Piazza Vittorio Veneto, sous le soleil…

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A la chasse au street-art

turinblog-3Un matin, je tombe sur une carte en PDF dédiée aux oeuvres de street art visibles à Turin. Ni une, ni deux, on attrape notre carte de bus et on file vers les quartiers ouest de la ville, pour en apercevoir quelques-unes. Naturellement, une carte de ce genre, ça se périme assez vite. On a trouvé quelques magnifiques fresques, et aussi d’autres petites surprises vues par hasard. Et c’est tout de même mieux comme ça. J’ai eu l’impression que beaucoup de signatures moches s’entassaient sur les murs de la ville, ce qui est un peu dommage, mais beaucoup d’artistes s’en donnent à coeur joie pour réaliser fresques et collages. Je ne sais pas si on appelle encore ça du street art mais j’ai particulièrement aimé cette installation qui, avec le soleil, permettait de projeter de jolis mots en ombre…

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De manière générale, je me suis sentie très à l’aise dans cette ville, pas compliquée, pas guindée pour un sou. Pas de chic à outrance, juste un ville qui bouge, qui vit, qui ne se prend pas la tête. Des marchés, des gens qui font des trucs, cette belle halle de marché où l’on peut lire, en plusieurs langues, « aimez la différence ». C’est ce que je retiendrai de ce week-end à Turin.

Et hop, la petite galerie qui va avec :

 

 

5 réponses

  1. LadyMilonguera
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    En voilà une chouette improvisation dis donc !

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      Mais oui ! Parfois c’est pas mal de vérifier quelles villes on atteint avec 2h de route autour de chez soi :)

  2. louise
    | Répondre

    J’adore également faire des week end comme ça sur un coup de tête ! En tout cas les photos sont très belles, ça donne envie d’y retourner !

  3. Planete3w
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    Je ne connais pas encore Turin mais ton récit donne envie d’y aller. Je ne savais pas qu’il y avait beaucoup d’oeuvres de street-art à Turin.

  4. Aurélie
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    Un WE impromptu, c’est bon ça !! Et partir avec peu d’objectifs est je crois la clé d’un WE réussi ;-)

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