Ouro Preto, la raffinée

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Le centre-ville, vu depuis la rue de l'auberge
Le centre-ville, vu depuis la rue de l’auberge

Au Brésil, on a décidé d’y aller mollo. Plusieurs jours à Paraty, sur l’Ilha Grande et à Ouro Preto, tranquillement. Pourquoi ? Pour ménager nos forces et notre budget : le Brésil est un pays immense et plutôt cher, en Amérique du Sud. Alors autant y aller tranquille, faire un itinéraire relativement « court » et s’autoriser un vol pour aller aux chutes d’Iguazu, notre but initial au Brésil. Nous voilà posés et reposés à Ouro Preto, une petite ville coloniale nichée au coeur d’une vallée…

La veille, on avait passé l’après-midi et la nuit à Juiz de Fora, après un premier bus depuis Angra dos Reis. C’était un dimanche. Qui plus est, un dimanche férié. On se retrouve dans le plus creepy des hôtels et en plus, tout est fermé autour de nous. Tout. Juste avant de lâcher l’affaire et de se préparer à un jeûne nocturne, on tombe sur un vieux monsieur qui vent des salgados (des petits beignets à base de viande, de pomme de terre… ) et qui parle même un peu français. Divin.

Le lendemain, dès six heures, c’est le moment de filer vers Ouro Preto, avec une escale à Lafaiete. Autour de nous, rien que des collines verdoyantes et des vaches. Pas la première image que l’on a du Brésil… Mais c’est magnifique. On arrive à Ouro Preto, on grimpe tels des dahus jusqu’au Buena Vista Hostel, auberge de jeunesse où l’on pensait rester une nuit. On squattera finalement plus d’une semaine ici, tellement c’est chouette. Voilà pour le trajet. On s’est décidés à prendre des billets de bus pour Rio mardi prochain, mais Manu aurait tout aussi bien pu rester ici à passer ses journées à jouer au foot et à manger du « queijo minhas », le fromage local, vraiment très bon.

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En règle générale, on cuisine beaucoup à l’auberge mais parfois on craque sur un petit « pao de queijo », un pain de fromage, ou d’autres « coxinhas », ces grosses boulettes de viande, entourées de purée puis frites. Hier, j’ai enfin goûté les « brigadieros », ce petit dessert fondant constitué à 100% de délicieux chocolat.

 Musées et jardins

Et puis la ville. Certes, mieux vaut être doté de mollets de cabri et de chaussures qui tiennent la cheville tant les ruelles sont escarpées et semblent avoir été pavées par les colons portugais eux-mêmes. La ville est construite autour d’un trou verdoyant, et de part et d’autre de cette ceinture blanche centrale partent des colonies de petites maisons qui recouvrent les vallées et quelques versants de colline. C’est une ville étoile de mer, bien loin de la côte. Au début, on avait un plan mais on l’a perdu. Alors on marche au hasard, grimaçant parfois devant les rues si raides qu’il va forcément falloir remonter. Ici, les colons portugais se sont installés au sommet d’une colline, ont réalisé qu’il y avait beaucoup d’or et sont peu à peu descendus dans la vallée, construisant de magnifiques églises à chaque niveau. La ville, paraît-il, est criblée de galeries, vestiges des anciennes mines. On va essayer d’un visiter une… Si on la trouve.

Le musée de l'Inconfidencia, sur la place principale d'Ouro Preto
Le musée de l’Inconfidencia, sur la place principale d’Ouro Preto

La ville croule aussi sous le nombre de musées et d’églises à visiter. Certaines gratuites, d’autres très chères. Notre coup de coeur va naturellement à la « Casa dos Contos » et son immense parc. Le meilleur moyen de visiter ces lieux reste d’entrer dans le jardin au niveau de la gare routière (donc, en haut de la ville). On s’offre alors une jolie balade qui descend tout doucement vers le fond de la vallée, donnant une vue magnifique sur le centre-ville. Tout en bas, on entre alors dans la Casa dos Contos, l’une des plus importantes bâtisses de la ville (qui a été un palais, une mairie, un musée, tout ce qu’on veut) qui présente, dans une dizaine de très jolies pièces, l’histoire de la ville et de sa région. Surprise : c’est entièrement gratuit !

Ainsi, Ouro Preto conserve cette image de ville riche, distinguée, toute en finesse. Les rues sont propres, les bâtiments si bien rénovés, à tel point que l’on se dit que la vie quotidienne ici doit coûter cher. Bref, c’est réellement différent des grandes villes brésiliennes, et bien moins touristique que Paraty par exemple.

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Ouro Preto, c’était le vrai coup de coeur du Brésil. On vous met une bonne vieille galerie de photos, mais attention, notez que plusieurs d’entre-elles sont faites au smartphone et les autres à la focale fixe 40mm, ce qui n’est pas l’idéal pour les paysages. On se débrouille avec ce qu’on a ! Mardi, nous filons donc à Rio (où nous cherchons d’ailleurs toujours du Couchsurfing, si jamais…) et puis nous décollerons le 31 pour la Californie ! On change de monde… Et si vous avez des bons plans ou conseils, on est toujours aussi preneurs.

6 réponses

  1. de très beaux clichés qui donnent envie d’y aller!

    • longscourriers
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      De Rio, c’est très facile d’accès ! C’est vraiment une ville appréciée des Brésiliens eux-mêmes, ça me plait bien… Merci à toi !

  2. unephotodesquejepeux
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    Je confirme le message précédent de 1001 découverte d’une chti et je rajoute que vous me donnez très faim aussi !!! Merci pour ce beau partage de cette partie de voyage. Bonne route vers Rio !

    • longscourriers
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      Merci les filles ! Ca fait chaud au coeur quand on se sent suivis et épaulés :)

  3. […] puisque, quelques heures plus tôt, nous avons revu des Brésiliens que nous avions rencontré à Ouro Preto, dans le Minas Gerais. Là bas, nous étions tombés sur une adorable auberge de jeunesse, où nous […]

  4. […] de l’état du Minas Gerais, nous avons décidé de poser nos sacs quelques jours dans la jolie Ouro Preto, une ancienne cité coloniale qui était, au 18e siècle, plus grande et plus riche que Rio ou New […]

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