Pékin, tout sauf moyen !

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Notre première image de la Chine a été une grande usine, baignée de soleil, le matin du premier mars. Attenante à un village bien organisé, aux maisons toutes semblables et aux jolis lampions rouges disséminés ici et là. Et puis, ça a été la ville de Datong, au moment où nous émergions des couchettes de notre dernier train. Première vision de la démesure chinoise. Première vraie secousse. Juste 1 200 000 habitants, hein. Nous étions loin d’imaginer que cette ville était connue pour ces 250 grottes, abritant plus de 50 000 statues. Jusqu’à l’arrivée à Pékin, à 14h, nous n’avons pas décollé des fenêtres du train.

Le dernier soir en Mongolie n’avait pas été des meilleurs : longs contrôles des douanes, de part et d’autre de la frontière, toilettes du train fermées pendant plus de huit heures. Génial. Le seul moment rigolo avait été le changement de roues dans un hangar, côté chinois. Chaque wagon est surélevé, on lui détache ses roues mongoles pour y glisser les chinoises. Et c’est reparti, après des heures de bricolage… Mais le premier matin en Chine nous restera en tête un long moment. A l’arrivée à la gare, à Pékin, nous avons été pris dans un flot lent mais dense de voyageurs qui remontaient vers la sortie. Avant de déboucher sur le parvis de la gare est de la ville, plein comme si Lady Gaga allait faire un happening dans cinq minutes. Coup de poing. Mais on rit comme des gosses.

Après trois semaines d’itinérance et de froid, on le confesse : on avait surtout envie de se poser quelques instants, reprendre des forces, buller. Par ailleurs, nous avions beaucoup de démarches à mener à Pékin : récupérer un visa vietnamien, acheter nos billets de train suivants, renvoyer nos lourds vêtements d’hiver et poster des petits cadeaux pour nos KissBankers. Pour communiquer, nous avions les mots nihao (bonjour), chièchiè (merci) et… Notre don naturel pour le mime, évidemment. Fin mot de l’histoire, on a tout réussi !

Nous avons aussi énormément marché. Mais c’est agréable. Et finalement, Pékin est une ville que l’on comprend facilement : quartiers clairs, panneaux importants soit transcrits en pinyin, soit traduits en anglais. Il serait même plus simple, à première vue, de s’installer ici qu’à Moscou, si l’on ne parle pas la langue. Nous trouvons les Pékinois souriants, contents de lancer un « where are you from? » dans le métro. Grâce à Antonio et Rachel, deux Alsaciens installés à Pékin depuis presque 5 ans, nous avons pu découvrir la ville encore plus en profondeur : nous avons dégusté un délicieux canard laqué avec plein de petits plats traditionnels dans un resto d’habitués pékinois, nous avons assisté à une cérémonie du thé au fin fond d’un marché… Ah si seulement nous parlions chinois ! (et russe, et mongol, et vietnamien… )
Nous avons également honoré nos missions touristiques : balade sur la muraille (nos copains Julie et Benoît les Caribous l’auraient fait de nuit et en courant, mais bon, on était content de nous), matinée à la Cité Interdite, crapahutage dans les hutongs. En mémoire, j’avais cet album d’Indochine (pardon) qui s’appelle « Le Péril Jaune », très vieux et très cliché. Mais drôle, parce qu’il donne une vision de l’Asie pleine d’aventures, de stress et de bande dessinée. « Elle est partie, pour Shanghaï… S’était assise sur la muraille… »

Demain, nous prenons d’ailleurs le train pour Shanghaï et puis pour Suzhou. Il fait bon, même très bon (15 degrés) et on va vers du plus chaud, encore. Quel délice de voir naître le printemps ici, après trois semaines frigorifiques !

D’ailleurs, chers voyageurs : vous vous souvenez du projet Hejorama dont je vous avais parlé, avant le départ ? (Mes excuses, je ne peux pas faire de lien)… Il s’agissait d’un petit appareil jetable qui a pour vocation de tourner entre les voyageurs, avant de revenir à destination pour révéler ses clichés. Par le biais de l’émission Allo la Planète, sur le Mouv, j’en avais reçu un. A présent, je cherche un voyageur motivé à Shanghaï qui voudrait poursuivre l’aventure… Si vous en connaissez un, donnez-lui mon email (sarah.lachhab at gmail.com ou longscourriers2013 at gmail.com ) ! Je ne peux pas lancer mon appel par les réseaux sociaux (on est punis ici) alors j’espère que ce biais-là sera suffisant…

Et dans bientôt sur le blog : un article pour caraporters.fr sur la street food pékinoise et un petit bilan du premier mois de voyage !

8 réponses

  1. Super de vous lire, tout continue à aller pour le mieux alors! :)

  2. payre
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    racontez nous si vous pouvez si l’air des villes chinoises n’est pas trop pollué.
    Est-ce que les chinois vous ont proposé de boire de l’alcool avec eux aussi ? autant que les russes ?
    Comment est le TGV chinois entre Pékin et Shanghai par rapport aux TGV français ?
    Allez vous prendre le Maglev à Shanghai rien que pour le plaisir ?
    Est-ce que vous avez vu des faux Apple store ? (peut etre plus à Shanghai qu’à Pékin)

  3. Nathalie (EJDG)
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    Bonjour à tous les deux. Nous avons reçu la carte de Russie. Un grand merci !!! Et d’ailleurs, cela nous donne envie d’aller y passer quelques jours cet été… C’est un plaisir de suivre vos aventures sur le blog. J’espère que trouverez un diffuseur pour votre webdoc. Bon séjour en Chine :-)

  4. Benoît
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    On prend toujours autant de plaisir à vous lire ! PS: ils organisent une course à pied sur la muraille ? Si oui attendez-nous on arrive!

  5. Julie
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    Super ! Bon séjour en Chine et oui pour la Muraille… on prend !!
    Bises à vous deux !

  6. Arthur
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    Moi qui lisais vos aventures via mails sur smartphone, je me rends compte que j’ai raté plein de photos…

  7. Lucie
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    Très très chouettes photos! Ca donne envie la Chine!

  8. bayanaa
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    Oooooh la Muraille!!!!!!!!!!

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