A Roquebrune, « sans le soleil, nous ne sommes rien »

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D’ici, on voit la chapelle St-Michel et le fameux Rocher de Roquebrune

Roquebrune-sur-Argens, à la mi-septembre. Sur un mur de la tranquille commune varoise, on peut lire, en patois local, une devise parlante : « sans le soleil, nous ne sommes rien ». Un peu radical, tout de même, puisque ce jour là, le ciel couvert ne nous empêche pas de faire la connaissance du village. J’ai visité la commune avec plusieurs autres blogueurs (Sarah, Violaine, Martino, Marion et Baptiste) lors du Salon des blogueurs voyage le 18 septembre dernier. Nous avons été guidés par l’Office de tourisme de Roquebrune et celui de l’Esterel. 

Mignon petit village ou citadelle imprenable ? 

De Roquebrune, on apprend quelques petites choses en observant rien que le nom. Pas besoin de comprendre le provençal pour penser à « roche brune », et faire le parallèle avec le magnifique rocher qui domine la commune… Le village lui doit beaucoup, à ce rocher. Notre guide nous explique que la situation de Roquebrune était tellement parfaite que César aurait même dit un truc du genre « ah ouais c’est pas mal ici pour ranger les bateaux à l’abri de la tempête », alors qu’il passait par là. La mer d’un côté, le Rocher, l’embouchure de l’Argens… Que demander de plus ?

La situation du village, qui domine la plaine, a eu une vraie importance stratégique lorsqu’il s’agissait de bloquer les invasions. D’ailleurs, nous explique-t-on, il n’y a pas eu de pont sur l’Argens avant le 19ème siècle. Tu veux traverser ? Tu te démerdes, mec (mais bienvenue chez nous, hein).

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Mais que trouvera-t-on au bout de la ruelle ?

Les ruelles du vieux village s’enroulent les unes sur les autres dans un joli lacis rocailleux. On a aimé les petits passages, les chats omniprésents, les vues dégagées. Parce qu’à Roquebrune, il y a de la place : plus de 10 000 hectares de surface pour douze milliers d’habitants, c’est la superficie de Paris intramuros, paraît-il.

A ne pas manquer dans le centre ancien : l’église Saint-Pierre-Saint-Paul, inscrite au registre des monuments historiques. Une première chapelle du 11e siècle a été remplacé par cet édifice, où trois styles architecturaux se mélangent. On notera donc la taille impressionnante de l’église, sa très haute façade, dans une commune somme toute moyenne.

La ville bourgeoise 

Au 16e siècle, les bourgeois poussent une gueulante pour avoir une ville plus moderne. Les nobles et le clergé ne sont plus tous seuls ! Très bien, on leur bâtit des arcades et une belle horloge, qui sera plus tard percée d’une porte reliant la ville « nouvelle » au village ancien.

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Même à Roquebrune, le street-art se creuse une place… Que la force soit avec lui !

Quand on s’y promène aujourd’hui, on peut s’arrêter à la Maison du chocolat, où l’on découvre la collection privée d’un amoureux des boîtes de chocolat. J’apprends là que le chocolat, en premier lieu, se vendait comme un produit médical, qu’on pouvait y ajouter des produits sensés renforcer l’organisme ou même… De la viande. Ca vous dirait, une tasse de chocolat au gigot d’agneau ? Miam. 6 000 pièces différentes sont présentées ici, et ce n’est qu’un tiers de la collection.

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Vous prendrez bien un peu de Banania recommandé par votre pharmacien ?

Un peu plus loin, Philippe Vinay nous attend à la Chocolaterie du Rocher. Evidemment, du (vrai) rocher de Roquebrune au rocher en chocolat, il fallait le faire. Cet Isérois expatrié s’attache à produire un chocolat fin, goûteux, aussi bon à croquer qu’à boire. Nous goûtons son nougat et ses fameux « Rochers de Roquebrune », petits cubes chocolatés plutôt flashy et délicieux.

 

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En contrebas, un simple parking recouvre ce qui était, il y a quelques siècles, le cimetière du village. La chapelle St-Nicolas, toute proche, le rappelle aux visiteurs. Quelques petits signes nous apprennent aussi que Roquebrune était un relais des Templiers sur la route de Jérusalem.

Puisque les visiteurs de la région s’intéressent beaucoup aux produits locaux, l’office de tourisme de Roquebrune a décidé de tout réunir en un même lieu, à la Maison du terroir.  Ici, on trouve une « vitrine de l’agriculture locale, qui produit de l’huile d’olive, du miel, du vin, des confitures… et mêmes des orchidées », nous explique-t-on. L’intérêt : des dégustations sont proposées à tous sur place et les prix sont les mêmes que chez le producteur.

Tous à l’eau ! 

Après un bon déjeuner avec vue sur le Rocher, il est l’heure de montrer de quoi nous, les blogueurs, sommes physiquement capables. Sans trembler, nous enfilons gilets de sauvetages et nous agrippons nos pagaies. Nous allons faire un petit tour de canoë sur l’Argents ! A la base nautique du Rocher, Benoît nous explique qu’il est même possible d’aller jusqu’à la mer, à 14 km de là. Si vous avez de la chance, vous pouvez apercevoir des guêpiers, des martin-pêcheurs… On a pu apercevoir quelques petites tortues, sur les branches, et on était comme des gamines. Ce type d’activité est très accessible et permet de découvrir un environnement qui change du traditionnel « après-midi plage » de la Côte d’Azur.

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Petite formation d’usage avant de se lancer, à la base du Rocher
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Sarah et Marion réalisent que le canoë, ça donne le sourire…

Après cette calme balade à la surface de l’eau, nous décidons de tirer un trait sur notre carrière de rameuses professionnelles et nous rendons à Benoît son canoë avant d’aller sécher nos pieds. Il ne me reste qu’à remercier ceux qui nous ont accordé un peu de leur temps pour nous faire découvrir leur quotidien et à vous renvoyer vers mes camarades blogueurs qui s’en sont bien mieux sortis côté photo : voilà l’article de Violaine, qui sait ramer d’une main et photographier de l’autre.

 

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Bon à savoir…

 

Cette visite a été organisée par le Salon des blogueurs de voyage et les offices de tourisme cités plus haut. Nous avons été invités à y participer dans le cadre des blogtrips prévus à l’occasion de cet événement. Tous les textes issus de ces journées reflètent uniquement les envies et les perceptions des blogueurs. Donc tout est de moi (et la citation de César aussi, hein).

9 réponses

  1. Audrey
    | Répondre

    C’est drôle! c’est de là que je viens… Et oui pas de chance pour le soleil! c’est vrai qu’il fait pas souvent gris par là bas!!

  2. Violaine
    | Répondre

    Ah ah, exellent! Tres bel article, tres biebn redige, j’adore ce beau reflet d’une journee parfaite sur la Cote d’Azur :D Merci Sarah :)

  3. natieak
    | Répondre

    J’y suis allée cet été ^_^ La Chocolaterie du Rocher, c’est un bonheur cette boutique et leur chocolat chaud miam!!

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      Merci beaucoup Nathalie ! En effet, il faut forcément gouter les rochers près du Rocher… (hum)

  4. olivier
    | Répondre

    Le Var possède aussi de très beaux villages. Moi j’aime bien la vue qu’offre Solliès-ville :)

  5. […] A Roquebrune, sans le soleil, nous ne sommes rien par Longs Courriers […]

  6. Bonjour,
    Un grand merci pour la qualité de votre article, des photos et de l’intérêt que vous portez à notre destination Roquebrune-sur-Argens !
    Retrouvez le lien sur l’espace presse de notre site Internet. Nous le diffuserons sur nos réseaux !
    http://www.roquebrunesurargens.fr/espace-presse/

    A bientôt

  7. Christelle
    | Répondre

    Chez moi :) la deuxième photo a été prise depuis ma rue, celle de l’Hôtel de Ville :)
    Roquebrune, c’est mon village. Pas là où j’ai grandi puisque je suis de Marseille, mais là où je suis devenue une adulte, une vraie femme. Merci pour l’article, dommage qu’il oublie les quartiers des Issabres et de la Bouverie. La Bouverie est le quartier le plus nature et le plus incroyable de Roquebrune, avec le Rocher, bien évidemment ;)

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