Huit choses (rigolotes) à faire à Grenoble

Posté dans : Europe, France | 14

Le voyage, paraît-il, commence juste en bas de la rue. C’est pourquoi, aujourd’hui, on vous propose un petit Top 8 de ce qu’on peut faire à Grenoble quand on découvre la ville… Pour rendre l’exercice un peu plus drôle, on vous épargne les étapes usuelles du bon petit touriste (sauf la Bastille, évidemment). 

La photo date un peu : d’abord, c’était l’été, et ensuite, le cours Jean-Jaurès a été quelque peu « désarbré » depuis.

1. Grimper (tout seul, comme un grand) au sommet de la Bastille et dominer la ville
Commençons tout de même par le symbole de la ville : la Bastille qui trône là, côté Chartreuse, vue d’en bas, vue d’en haut, elle est jolie de tous les côtés. Pour y accéder, vous pouvez emprunter le téléphérique de la Bastille (que l’on appelle simplement les bulles, ici, et en les voyant, vous comprendrez pourquoi) ou alors opter pour un moyen un peu plus fun… Et un peu plus sportif. Les Grenoblois que nous sommes vous conseillent d’emprunter plutôt l’un des chemins qui partent des quais. Notre préféré : celui qui part du Jardin des Dauphins, au niveau de la Porte de France. La balade commence dans un jardin bien touffu et pentu. Peu à peu, les belles plantes s’espacent pour laisser place à la végétation naturelle du relief. Ca grimpe – un peu – mais, rassurez-vous, rien d’inaccessible. A l’arrivée, vous pourrez même vous fendre d’un regard hautain sur ceux qui débarquent, tout frais, des bulles. Vous, au moins, vous avez mérité votre pause au sommet. Et vous aurez sans doute droit, une fois là-haut, aux remarques des locaux : « Il paraît que le cours Jean-Jaurès, que vous voyez juste là, est la plus longue avenue de France ou d’Europe… Plus grand que les Champs-Elysées, même ». Eh ouais. Riez pas, je l’ai souvent susurré aux visiteurs.
Les plus sportifs d’entre vous pourront aussi emprunter la via ferrata, qui vous permettra de grimper littéralement sur les parois du massif. Confession : on n’a jamais essayé. Il faut tout de même de l’entraînement et un peu de matériel. Mais si vous aimez ce sport, sachez que ce parcours est le seul moyen de se faire une via ferrata en milieu urbain… Plus d’infos ici : http://www.bastille-grenoble.fr/viaferrata.htm

2. Zoner dans les parcs, l’été

Véritable sport national des Grenoblois : courir les parcs dès que le temps s’y prête. Le plus grand et le plus animé d’entre eux, c’est le parc Paul-Mistral, à l’entrée Est de la ville. Ancien centre névralgique de l’Exposition internationale de la houille blanche (si si…) en 1925 et des JO en 1968, ce grand parc est à présent le point de rendez-vous par excellence des Grenoblois de tous les quartiers. L’été, la Ville investit l’espace en proposant un tas d’activités gratuites. Mais ce qui est plutôt sympa, ce sont tous ces gens qui se réunissent par grappes d’amis, le soir venu. Toujours agréable. Au coeur de la ville, le Jardin de Ville est également très prisé. Cour de récré géante en fin d’après-midi, il est le théâtre de plusieurs activités culturelles. Avec un côté kiosque et un côté roseraie, on peut choisir où s’installer tranquille. A noter que, l’été, en période de festival, la roseraie ressemble plus à un parking humain qu’à un espace vert. Victime de son succès…
Ensuite, une ribambelle d’autres parcs se prêtent à d’autres activités. Bien que très jolis, le  Jardin Botanique et le parc du Musée sont très peu fréquentés… On y croise plutôt des lecteurs. Ambiance zen. Le parc Marliave, dans le quartier Saint-Bruno, est entouré de murs : ça lui donne un petit côté « jardin d’Eden » que les familles du coin adorent.

Les copines qui bronzent au Jardin de Ville…

3. Découvrir le couvent Sainte-Cécile (et la statue de Titeuf)

Au coeur du centre ancien de Grenoble, l’ancien couvent Sainte-Cécile abrite aujourd’hui la maison d’édition Glénat. A l’angle de la rue Servan et de la rue Bayard, ce couvent a abrité des ordres féminins (les Bernardines…) jusqu’à la Révolution. Dépendant ensuite de l’armée et de la Ville, le bâtiment s’est aussi transformé en synagogue, en bar, en théâtre… Avant de devenir maison d’édition en 2009. Aujourd’hui, c’est un très joli lieu à visiter : on y trouve une immense (par sa hauteur) bibliothèque et des vitraux qui pourraient échapper aux visiteurs distraits : ils sont inspirés du monde de la BD… Et pas tellement par la religion. A l’extérieur, ne loupez pas la statue de Titeuf, qui toise de haut les visiteurs !
Pour visiter : http://saintececile.glenat.com

Dans la cour du Musée Dauphinois

Pour ajouter un mot sur un autre lieu historiquement religieux que j’aime bien, n’hésitez pas à vous arrêter à l’ancien couvent Sainte-Marie-d’en-Haut quand vous serez en route pour la Bastille. Aujourd’hui, il abrite le Musée Dauphinois. L’accès est gratuit, les expositions sont souvent très intéressantes mais surtout : il y a une succession de petits jardins adorables, calmes, bien entretenus, et dont peu de Grenoblois connaissent l’existence, quand les jours chauds arrivent.

4. Le tour des marchés, le dimanche…

Le marché place Saint-André

Personne n’a jamais su m’expliquer pourquoi, mais il se trouve qu’il y a énormément de marchés de primeurs, à Grenoble. Et chacun a vraiment son style, du coup, c’est très agréable de passer de l’un à l’autre. Au centre-ville, déjà, on trouve les halles et ses petits producteurs qui semblent être dans leurs échoppes depuis un siècle déjà. Le marché continue à l’extérieur, autour du vieux bâtiment. A trois pas, voilà le marché couvert de la Place aux Herbes. On n’y trouve pas que des herbes, d’ailleurs, plutôt une bonne dose de  fruits et légumes. Et son petit voisin, place Saint-André vaut aussi le coup d’oeil (cf photo) les stands sont installés entre l’église St André et l’ancien tribunal.
Les deux autres hauts lieux à ne pas louper sont le marché de l’Estacade et celui de la place Saint-Bruno. Le premier est installé, tous les jours (sauf le lundi) sous le passage (aérien) de la voie ferrée ! Qu’importe, donc, si la pluie tombe… Sur la moitié nord, vous trouverez les producteurs isérois. Au sud, les revendeurs. Le marché de Saint-Bruno est encore très différent : s’il y a bien quelques primeurs, on trouve là-bas un bric à brac de dingue, et à très bas prix. Pratique si vous cherchez des chaussettes pas chères…

5. Visiter le synchrotron

Alors ? Qui me trouve le donut grenoblois ?

Visiter le quoi ? Qu’on le veuille ou non, le synchrotron, l’accélérateur à particules (pardon les scientifiques si je simplifie) fait aussi partie du paysage grenoblois. Et c’est plutôt marrant. Vous savez, ce gros donut où l’on fait courir des petits atomes dans le sous-sol genevois ? Rappelez-vous, il est dans le Da Vinci Code ou dans un autre bouquin de Dan Brown. Eh bien à Grenoble, on a une réplique un peu plus petite. Il se trouve dans la presqu’ile scientifique, et si vous regardez bien sur la photo, vous distinguez un cercle blanc. Ca vous intrigue ? Il ne reste qu’à le visiter…
Les visites : http://www.esrf.eu/decouvrir/visites

6. Voir du foot américain ou du hockey sur glace

Les Centaures de Grenoble, en janvier 2011

A Grenoble, on a un peu le chic pour les sports étranges. Je vous passe les flag-football et autres anglicismes pour vous parler surtout du hockey et du foot us. Pour le hockey, rien de très spécial, si ce n’est que les Grenoblois portent ce sport en très haute estime. Le club grenoblois est habituellement bien placé dans les classements nationaux et la patinoire est un lieu très fréquenté les soirs de matchs. Si vous êtes de passage en ville, payez vous un billet pour voir les Brûleurs de Loups, même si vous ne voyez pas le palet filer sur la glace, vous apprécierez au moins l’ambiance !

Le football américain se développe aussi pas mal à Grenoble. En 2011, l’équipe de la ville a joué – mais perdu – la finale du championnat de France, ce qui était plutôt fou bien que l’on reste dans une discipline assez discrète en France. Les Centaures jouent plusieurs rencontres à Grenoble, qui sont parfois accompagnées de shows de cheerleaders. Comme en Améwique.

7. Visiter l’appartement du jeune Stendhal…

Ca, on vous en parle parce que c’est récent et plutôt rigolo. Donc oui, Stendhal (ou plutôt le petit Henri Beyle) est né à Grenoble, y est resté jusqu’à la fin de son adolescence avant d’aller à Paris. Vous entendrez au moins mille fois qu’il aurait dit qu’à Grenoble, il y a « au bout de chaque rue, une montagne ». Remarquez, il n’a pas tort. L’été dernier, l’appartement  (ou du moins ce qu’il en reste) où Stendhal a grandi, chez son grand-père a été totalement réhabilité pour être ouvert au public. En plein centre-ville, l’entrée est discrète, donnant sur une rue passante. L’appartement, lui, n’a pas été refait tel qu’une réplique du logement de l’écrivain. Chaque pièce a été travaillée selon un thème, afin de donner plusieurs informations sur la France que Stendhal a connue, dans son enfance. Petit-fils d’un docteur, l’écrivain a par exemple été entouré de beaucoup de livres et beaucoup de specimens (animaux, pierres…) collectionnées par son aïeul. S’il fait beau, lors de votre visite, profitez de la grande et belle terrasse, où Stendhal passait du temps à observer la vie. Un joli lieu, vraiment.

8. Comparer les pizzerias des quais de Grenoble…

Grosse curiosité locale : sur la rive droite de l’Isère, au niveau du centre-ville, une infinité de pizzerias se succèdent. De Porte de France à la rue Saint-Laurent, il n’y a presque qu’exclusivement des pizzerias, aux noms plus ou moins italianisants. Seuls un resto maghrébin, un lavomatic et une boulangerie se sont intercalés… C’est comme ça, et c’est drôle. Personnellement, on n’y a jamais mangé. Mais si on le voulait… Comment choisir?

A lire aussi si vous voulez faire des balades en Isère : A 30 km de Grenoble, du Saint-Eynard au lac du Monteynard

14 réponses

  1. arthurbayon
    | Répondre

    Top, comme d’hab. Ca me donne envie de redescendre tiens..

    Mais le SR qui sommeille en moi me hurle à l’oreille : le titre du 5e exemple n’est pas en gras, c’est une honte !

    ++

  2. longscourriers
    | Répondre

    Haha oui ! Et j’ai corrigé plein de fautes (et ajouté un huitième point) entre temps… Merci Super SR !

  3. Haydée
    | Répondre

    On ne parle jamais assez de la France ! Par contre dans la série, la seule idée que je ne pratiquerai pas c’est essayer toutes les pizzerias du coin sauf si je cours tous les jours ou si je m’essaye à la via ferrata de la Bastille :) ! Merci pour les plans

  4. Cécile
    | Répondre

    Bravo pour la description de la ville, bien observé, et interessant.

  5. […] Cette semaine, nous avons discuté avec Marie de Knok.com, un site d’échange de maison, qui nous proposait de participer au projet "Cent villes où réaliser un échange de maison avant de mourir". L’idée est de décrire une journée parfaite dans notre ville. En en discutant autour d’une assiette de pâtes, on s’est rendus compte que notre "journée idéale" diffère vraiment beaucoup, pour tous les deux. A vous de choisir qui vous suivez dans les rues de Grenoble ! Mais souvenez-vous : l’année dernière, on vous donnait déjà huit idées de choses à faire dans la capitale des Alpes. […]

  6. clotilde pfeiffer
    | Répondre

    les pizzerias des quais ! tout le monde sait qu’elles ne sont qu’une facade et qu’elles sont la propriété de la mafia italienne installée ici depuis des lustres… elles n’ont aucun interet…

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      L’intérêt c’est que c’est marrant de voir cette enfilade de pizzerias comme on le dit dans le texte ;) après il y a beaucoup de gens qui apprécient d’aller manger une pizza la bas, alors pourquoi pas ?

  7. […] à Grenoble après un voyage d’une année nous a fait réaliser que nous ne connaissions pas beaucoup […]

  8. […] (vos conseils sont les bienvenus) et nous allons essayer de vous parler un peu plus de Grenoble et de nos régions, l’Alsace et Rhône-Alpes ! Bonne rentrée à tous et merci de nous […]

  9. Perrine
    | Répondre

    Bonjour,

    Je découvre votre blog, et je vais vous lire pendant quelques temps. j’aime d’ailleurs beaucoup le style ;) Je suis aussi grenobloise et je trouve ça chouette de lire sur ma ville d’origine. Sérieusement vous trouvez qu’il y a tant de marchés que ça ? Ceci dit je les faisais souvent quand j’y habitais et je suis une fana des marchés ahahah, à chaque nouvelle ville j’essaie d’en trouver !

    Bonne journée,

    Perrine

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      Merci beaucoup Perrine ! Bienvenue parmi nous…
      Ecoute pour une ville de la taille de Grenoble j’avais la sensation qu’il y en avait pas mal (mais j’ai toujours habité entre l’Estacade et Saint Bruno, d’où mon impression de tout le temps voir des étals de légumes !
      Bonne journée !

  10. […] ouverte et de m’étaler là-dessus. Il n’empêche : nous nous sommes réinstallés à Grenoble, car Manu, qui bénéficiait d’un congé sabbatique, reprenait son poste ici. Revenir dans […]

  11. Emilyz
    | Répondre

    Cool, plein de trucs à faire. Va falloir qu’on revienne en été avec Sarah!

  12. Planete3w
    | Répondre

    Ayant de la famille à Grenoble nous y allons régulièrement. Je note plusieurs activités/lieux que nous ne connaissons pas encore. La via ferrata de la Bastille est vraiment très sympa. C’est original comme lieu pour faire de la via ferrata.

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