S’exprimer en Asie : l’anglais indispensable, le sourire aussi

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nordvietnam

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Après quatre mois de voyage, nous disons adieu (ou plutôt « à très vite ») à l’Asie. Pour nous faire comprendre et discuter avec les gens que nous rencontrions sur ce continent, nous avons beaucoup utilisé l’anglais… Et le mime. Rien de difficile, mais il est vrai que cette gymnastique est nécessaire pour échanger avec les gens et obtenir de précieuses informations. 

- Apprendre les mots simples 

S’il est vrai que l’anglais est langue étrangère la plus parlée en Asie, cela n’exclut pas d’apprendre quelques mots et phrases dans les langues locales : cela démontrera votre intérêt pour la culture du pays que vous visitez, et ça ne peut que plaire à vos interlocuteurs. C’est même un excellent moyen d’entamer la conversation !

Lorsque nous étions dans le Transsibérien, nous nous entraînions à lire le cyrillique dans les gares. Un peu attendris, plusieurs voyageurs en ont profité pour entrer en contact avec nous et nous apprendre à prononcer correctement les lettres. C’était plutôt marrant. Pareillement, il faut rappeler que l’anglais est assez peu pratiqué en Russie et en Chine. Alors soit on tombe sur les bonnes personnes, soit on est fort en mimiques théâtrales. Après un petit mois en Russie, en plus des politesses habituelles, nous savions dire « pain », « gare », « train »… Des petites choses qui peuvent se révéler fort utiles.

transsib

En Chine, nous demandions aux anglophones de nous écrire en mandarin les phrases qui allaient nous être utiles : « Nous voulons deux tickets pour Hekou », « A quelle heure le train arrive-t-il? » et des petites choses fort pratiques du genre.

pekin

- L’anglais, nécessaire, mais parfois insuffisant 

Je n’ose imaginer ce qu’aurait été le voyage si nous ne parlions pas anglais. La seule voie possible reste alors de passer par des tour opérators francophones. Mais on abandonnerait là toute l’essence de notre projet. Si au Vietnam nous avons beaucoup parlé français car nous étions avec des amis, l’anglais a presque tendance à devenir notre première langue. Souvent, ici, il fait même office de langue commune entre deux personnes asiatiques originaires de deux pays différents. Dès la Chine, un grand nombre de panneaux sont traduits en anglais et la langue est toujours utilisée quand il s’agit de faire passer un message au plus grand nombre… tagmongol

Un jour, au Cambodge, nous sommes montés dans un minibus en rase campagne. Ni le chauffeur ni son accompagnatrice ne parlaient anglais : c’est donc en misant tout sur la confiance que nous embarquons pour Phnom Penh. Nous ne savions cependant pas comment se renseigner sur l’endroit où nous voulions être déposés. Heureusement, quelques villages plus loin, un vieux monsieur monte et engage la conversation en anglais ! Nous étions ravis. Et sauvés. Plus tard, dans le même pays, nous nous sommes retrouvés coincés en pleine campagne avec nos vélos complètement embourbés. Une jeune femme s’est arrêtée pour nous aider et nous a proposer de pousser nos vélos jusqu’à chez sa cousine pour les nettoyer. Sans doute, diriez-vous, des gestes auraient suffi pour se faire comprendre : mais le fait que cette jeune femme parlait anglais a vraiment beaucoup simplifié une situation déjà bien compliquée.

famillebattambang

Une autre langue étrangère peut aussi se révéler utile : en Russie et en Mongolie, par exemple, nous avons souvent rencontré des personnes ne parlant pas anglais mais ayant quelques bases d’allemand. A l’inverse, je pense qu’il sera un peu plus compliqué d’explorer l’Amérique du Sud sans parler espagnol. Tant pis…

Cela dit, la langue a certaines fois été un réel obstacle. Et quand on n’arrive pas à se faire comprendre, on baisse simplement les bras et on passe à autre chose. Dommage. Après une journée très ensoleillée dans le Yunnan, nous nous mettons en quête de crème solaire. Impossible, face à la pharmacienne, d’expliquer ce que nous voulions. Et pourtant, on y a mis du coeur : on a montré nos coups de soleil, mimé une journée à la plage, et même dessiné une jolie côte et un parasol. Echec. Nous et nos peaux rougies sont repartis déçus. Par ailleurs, parler quelques mots de coréen nous aurait permis d’avoir plus de contacts avec la population en Corée du Nord. C’est un regret.

 – Les Français sont-ils moins bons en langue ? 

Pour tous les deux, notre anglais vient d’un mélange « apprentissage scolaire / musique / séries télévisées » assez classique. Soit : bonne compréhension, expression un peu laborieuse. En entendant nos voisins allemands, belges, suédois, hollandais parler en anglais, il y avait de quoi avoir honte. Pourquoi les Français parlent-t-ils si mal anglais ? Mystère. Evidemment, ce n’est de loin pas le cas de tout le monde. Mais nous avons très fréquemment ressenti un écart de niveau entre l’anglais d’autres ressortissants européens et celui des Français, dont le nôtre. Comme si on savait écrire… Mais pas vraiment parler. A l’enseignement scolaire, certains font le choix des cours du soir, des séjours linguistiques, des cours de conversation.

En tout cas, j’espère que notre année à l’étranger nous fera bien progresser. Déjà, de temps en temps, il nous arrive de nous parler en anglais… Sans nous en rendre compte ! Dès demain, en Australie, on passe à la vitesse supérieure… 

2 réponses

  1. […] Article sponsorisé. Après quatre mois de voyage, nous disons adieu (ou plutôt "à très vite") à l'Asie. Pour nous faire comprendre et discuter avec les gens que nous rencontrions sur ce continent, n…  […]

  2. Laurent
    | Répondre

    C’est clair que le fait que l’anglais soit parlé dans tellement de pays rend la communication en voyage plus simple. Mais d’un autre coté ça rend un peu faignant (enfin je parle pour moi) face aux tentatives d’apprendre un peu la langue du pays. Je me rends compte que si je visite un pays ou l’anglais est très peu parlé, je fais bien plus d’effort (pas trop le choix cela dit !!) mais quelle joie quand on commence à pouvoir se débrouiller un peu avec une nouvelle langue. Ce fut le cas avec le Russe en Asie Centrale.

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