Lecture du dimanche : Magellan, de Stefan Zweig

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CVT_Magellan_1726Voilà l’un de ces dimanches calmes où il vaut mieux laisser la télévision éteinte pour préférer les charmes d’un bon bouquin pas trop loin du radiateur. Alors j’ai eu envie de vous parler d’un bouquin que j’ai lu par hasard sur la route, qui est resté sur une île, et que vous pourrez lire dès aujourd’hui et en toute légalité si le coeur vous en dit.

Ce livre, c’est « Magellan » de Stefan Zweig. Je confesse ne pas avoir été emballée de prime abord en le découvrant dans une enveloppe en Nouvelle-Calédonie. Ma maman y avait caché ma nouvelle carte bancaire. Bon. Ok. Une biographie écrite en 1932 par un Autrichien. Sur Magellan, le mec qui a passé le premier au sud de l’Amérique du Sud. Pour aller où déjà? En Inde? Pourquoi pas. Et là, grosse surprise.

C’est un roman d’aventure richement documenté, qui ne souffre d’aucune longueur et qui nous embarque à bord des frégates que Magellan poussa jusque dans les Indes, en passant par l’Amérique du Sud. C’est vrai qu’on connait déjà un peu la fin (ah tiens, oui, on peut contourner l’Amérique du Sud) mais Magellan et ses hommes, eux, ne sont pas sûrs du tout de ce qui les attend. Avant de partir, déjà, il a fallu faire des avances à la cour du Portugal, puis à la cour d’Espagne, pour réunir une flotte. Affamés, méfiants, méchants, les membres de l’équipage ne méritent qu’une chose : faire demi-tour. Arrivés au large du Brésil, déjà, ils se découragent en comprenant que ce qu’ils prenaient pour la fin des terres n’était que l’embouchure d’un fleuve. Heureusement, ils persévèrent…

En lisant ce roman, j’ai dû être insupportable avec mes camarades parce que je n’arrêtais pas de lancer des « et vous saviez que… » tellement le bouquin regorge d’anecdotes qu’on brûle de partager. Mais à la fin de notre séjour en Calédonie, mon ami Ronan a glissé : « Tiens, si tu peux, laisse-moi donc ton bouquin sur Magellan… Tu m’as donné envie ».

Et là, les cocos, arrive la bonne nouvelle : depuis cette année, l’oeuvre de Stefan Zweig tombe dans le domaine public et il est désormais possible de télécharger légalement tous ses bouquins. Bien sûr, on peut toujours les acheter ou les emprunter à la bibliothèque, mais voilà, c’est juste là et c’est pour vous, tout au bas de la page.

Bonne lecture !

Voilà le programme du blog de la semaine prochaine : Manu vous a sorti de derrière les fagots deux récits de son voyage en Inde, il y a trois ans. Et vendredi, pour l’anniversaire de notre départ en tour du monde, on vous a préparé un petit concours avec nos copains de Schöffel en Voyage. Ils vous offrent des super polaires et plein de bonnets ! Soyez au rendez-vous vendredi…

 

 

5 réponses

  1. Sophie
    | Répondre

    Oh mon dieu merci pour le lien vers les ebooks #enManque
    (ça change des habituels liens d’affiliation pr acheter des livres en ligne :) )

    • Sarah Lachhab
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      Vive le monde libre ! J’espère que le bouquin te plaira :)

  2. […] une petite chronique de lecture rigolote. Il y a quelques mois, je vous proposais de découvrir la biographie de Magellan par Stefan Zweig. Aujourd’hui c’est aussi un récit de voyage, dans l’espace et dans le temps, que […]

  3. Lucie
    | Répondre

    Apres avoir lu ton article il y a quelques semaines, j’ai lu le bouquin et franchement c’etait genial! Comme tu dis, c’est bourré d’anecdotes ce qui rend la lecture facile et intéressante à la fois. Pendant toute la lecture, je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’il devait avoir un grain Magellan quand même, lancer un projet comme il l’a fait à son époque (avec les moyens de l’époque) basé sur une hypothèse très approximative, il fallait le faire.

    • Sarah Lachhab
      | Répondre

      Hello Lucie ! Trop cool que tu l’aies lu, et encore plus cool que tu l’aies aimé (sinon tu m’aurais noyé dans une piscine ce week-end, hein ?). Mais carrément, ce Magellan était un peu dingo, et c’est toujours marrant de lire un truc où d’un côté tu sais déjà la fin, mais de l’autre tu réalises que ça donne beaucoup beaucoup de réalité à l’histoire. Bien joué Magellan, et bien joué Zweig aussi :)

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